Eviter les sorties médiatiques non maîtrisées
Maria SHARAPOVA décide de tenir une conférence de presse le 7 mars 2016 dans les salons d’un hôtel de Los Angeles afin de faire, selon ses termes, « une annonce majeure ». Elle révèle avoir pris du meldonium dont « elle ne savait pas » qu’il était sur la liste des produits interdits par l’Agence mondiale antidopage. Cette prise de parole déclenche une vague de réactions immédiates auprès de la Fédération Internationale de Tennis et de ses sponsors.
En prenant ainsi la parole, la championne va déclencher elle-même un récit médiatique international dévastateur pendant plusieurs mois. Une autre approche médiatique aurait pu être privilégiée pour protéger au mieux les intérêts de la tenniswoman. L’information fait la Une des quotidiens, y compris économiques, le lendemain.

Former le monde du sport aux nouveaux enjeux de la bulle digitale
L’intérêt pour l’actualité sportive est très forte sur le web. En 2016, trois des cinq sujets d’actualités les plus recherchés sur Google France ont concerné le sport (Euro 2016, Tour de France 2016 et JO 2016). Les comptes sociaux des sportifs sont scrutés par leurs fans et véritablement épiés par une communauté de journalistes sportifs et généralistes prompts à exposer toute sortie de route.
Le tweet de Jean-Michel AULAS le 30 octobre dernier, qui a répondu sèchement à un supporter lyonnais qui l’interpellait (et qui n’avait que 9 abonnés), a été partagé près de 8 000 fois et s’est affiché dans plusieurs millions de fils d’actualités sur Twitter, obligeant le président du club lyonnais à s’expliquer. 
Nous proposons de sensibiliser les sportifs et leur entourage sur la dérigulation du monde des médias et des nouveaux enjeux digitaux.

Surveiller l’environnement médiatique et veiller sur les réseaux sociaux afin de parer les intrusions malveillantes et les atteintes à la vie privée.
Même si un tweet ne déclenche pas instantanément une polémique, un ancien message, parfois posté il y a plusieurs années, peut être déterré et être interprété à la lumière d’une annonce ou d’un contexte nouveau. Ces investigations digitales se multiplient et sont réalisées pour pointer des contradictions, source de moqueries, voire déstabiliser le sportif. 
Nous avons développé les outils qui permettent ces veilles. 
Ce fut le cas à de multiples reprises, comme en juillet 2015 pour le joueur de football espagnol Julio REY, dont le transfert vers son nouveau club du Deportivo La Corogne a été purement et simplement annulé quand un vieux tweet du joueur, posté 3 ans auparavant, est remonté à la surface.

Dispenser de véritables formations pour accompagner au jour le jour les acteurs du sport.
De plus en plus d’internautes utilisent les médias sociaux pour suivre l’actualité sportive de leur athlète favori. La multiplicité des canaux, et notamment la vidéo en streaming et en direct, fait exploser le partage de contenus. Si les lives servent une communication plus personnelle et authentique, les dérapages se multiplient. Chaque réseau social a une utilité propre et des modes de fonctionnement différents. Sans accompagnement, les sportifs se retrouvent dans une jungle inmaîtrisable. Il leur faut à minima un guide si ce n’est un tuteur.
Serge AURIER, joueur du Paris Saint-Germain, a subit une suspension provisoire par son club en raison d’une vidéo injurieuse à l’égard de son entraîneur Laurent Blanc et certains de ses coéquipiers. Sa prise de parole publique, filmée dans un cadre privé, transforme une simple conversation avec un proche en véritable incendie médiatique. Face à cette polémique, Serge AURIER tente d’abord de mettre en doute l’authenticité de la vidéo en prétextant un montage, puis revient rapidement sur ses propos et finit par reconnaitre les faits. 

Le défenseur parisien est écarté du groupe professionnel pendant plus d’un mois et demi. Depuis, cette crise médiatique attise la curiosité des journalistes sur le cas AURIER, dont les dérapages ne cessent d’être relayés : face aux risques que représente l’usage débridé des réseaux sociaux, les sportifs doivent être formés et informés des effets de leur communication.